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1.03.2014

Les cancers du sang chez l'enfant

Incidence des leucémies

  • La leucémie demeure le cancer le plus répandu chez les enfants de 14 ans et moins.  La leucémie représente 34 % de tous les cancers chez les enfants
  • La leucémie lymphoblastique aiguë (LLA) est la forme la plus répandue de leucémie chez les enfants de 1 an à 7 ans.
  • L'incidence de la leucémie lymphocytique aiguë (LLA) est près de 8 fois plus élevée chez les enfants de 1 à 4 ans que chez les jeunes adultes de 20 à 24 ans.
  • Selon les statistiques, le taux de survie a énormément augmenté au cours des 40 dernières années. De nos jours, la plupart des enfants de moins de 19 ans atteints d'une LLA sont toujours en vie 5 ans après la découverte de la maladie.
  • L'incidence de la LLA est plus élevée chez les enfants de 0 à 14 ans que chez les personnes âgées de 15 ans et plus, y compris les adultes.
  • L'incidence de la leucémie myéloïde aiguë (LMA) est moindre chez les enfants de 0 à 14 ans que chez les personnes âgées de 15 ans et plus, y compris les jeunes adultes.

Incidence des lymphomes

  • Le lymphome (11 %) est le troisième cancer le plus répandu chez l'enfant, après la leucémie (34 %) et les tumeurs cancéreuses du système nerveux central (20 %).
  • En 2004, l'incidence du lymphome hodgkinien chez les jeunes de moins de 20 ans était de 1 pour 100 000 enfants.
  • Le lymphome hodgkinien est plus souvent diagnostiqué chez les enfants plus vieux et les adolescents que chez les enfants en bas âge.

Taux de survie et de mortalité liés aux leucémies

  • Entre 1999 et 2006, le taux de survie relative à 5 ans chez l'enfant a atteint :
    • 90,8 % chez les moins de 5 ans atteints d'une LLA
    • 60,9 % chez les moins de 15 ans atteints d'une LMA
  • Malgré l'amélioration des taux de survie et de mortalité, la leucémie demeure l'une des principales causes de décès par le cancer chez les enfants et les jeunes adultes de moins de 20 ans.

Taux de survie liés aux lymphomes non hodgkinien

Le taux de survie relative à 5 ans chez les enfants de 0 à 14 ans atteints d'un LNH est de 82 %. C'est une importante augmentation du taux de guérison, quand on pense qu'il y a à peine 30 ans, la plupart des enfants atteints de cette maladie n'étaient plus en vie 5 ans après le diagnostic de la maladie.

Taux de survie liés aux lymphomes hodgkinien

  • Le taux de survie relative à 5 ans est de 94 % des enfants de moins de 14 ans atteints d'un lymphome hodgkinien.

Lymphomes de l'enfant

Maladie de Hodgkin

La symptomatologie est la même que celle de l'adulte jeune (voir chapitre Maladie de Hodgkin). Est cependant particulière à l'enfant la plus grande fréquence du type histologique à prédominance lymphocytaire.
Comme l'adulte, l'enfant a bénéficié de progrès thérapeutiques considérables, conséquence d'une meilleure compréhension du mode d'extension de la maladie et d'une utilisation plus efficace de la chimiothérapie et de la radiothérapie, si bien que dans toutes les séries rapportées, la survie à 5 ans dépasse 90 %.
Reste que chez l'enfant, les complications liées au traitement prennent une acuité toute particulière et rendent délicates les indications thérapeutiques :
- La laparotomie avec splénectomie au diagnostic s'accompagne d'un risque de mortalité globale de l'ordre de 1 à 2 % malgré la vaccination antipneumococcique. Elle est responsable d'occlusions intestinales et aggrave le risque de complications digestives radiques.
- La polychimiothérapie de type MOPP, largement utilisée dans les années 80, entraîne une stérilité masculine dans probablement plus de 90 % des cas au-delà de 3 cures ; quant au risque de leucémie secondaire, il est d'environ 1 à 3 %.
- La radiothérapie risque d'entraîner une hypothyroïdie, des anomalies de la croissance osseuse et des tissus mous, des anomalies cardiaques ou respiratoires. Ce risque augmente avec la dose délivrée, le volume irradié et l'âge au traitement ; enfin elle augmente le risque leucémique si elle est utilisée avec la chimiothérapie MOPP.
Les traitements actuels ont pour objectifs de minimiser ces différents risques de toxicité en adaptant au mieux les indications de traitement.
- Le bilan initial de départ est essentiel pour préciser les localisations macroscopiques de la maladie et le stade. L'imagerie moderne, en particulier le scanner, permet de se passer de laparotomie diagnostique.
- L'utilisation systématique de la chimiothérapie efficace dans le traitement des atteintes spléniques ou lombo-aortiques infra-cliniques rend caduque la nécessité de la laparotomie avec splénectomie initiale. Elle permet également de supprimer l'irradiation des zones adjacentes aux zones tumorales.
- La radiothérapie peut être diminuée en limitant les champs d'irradiation aux territoires ganglionnaires initialement atteints, en limitant le volume irradié au volume résiduel du médiastin après la chimiothérapie. La chimiothérapie permet, outre l'irradiation uniquement des zones initiales atteintes, de diminuer le volume tumoral initial et donc le champs d'irradiation. Après une bonne réponse à la chimiothérapie (ce qui est obtenu dans 90 % des cas) il est également possible de diminuer la dose d'irradiation à 20 Gy, au lieu des 40 Gy classiques.
- La polychimiothérapie de type ABVD (adriamycine - bléomycine - vinblastine - dacarbazine) s'est montrée aussi efficace que le MOPP, moins toxique pour les gonades et moins leucémogène.
Le type de chimiothérapie, et donc ses risques, est à adapter à la gravité de la maladie et donc aux stades. Pour les formes étendues avec atteintes viscérales (stade IV), le problème essentiel est de guérir la maladie et donc les risques potentiels du traitement passeront au 2e plan.
Pour les formes ganglionnaires étendues (stade III), l'alternance MOPP-ABVD s'est montré la plus efficace, et l'adaptation du nombre de cures à la réponse tumorale est une manière de chercher à diminuer les séquelles.
Pour les formes localisées (stades I et II) la recherche d'une polychimiothérapie la moins toxique possible est justifiée, avec en outre la suppression de l'adriamycine dont on connaît les effets cardiotoxiques potentialisés par la radiothérapie. Une étude est actuellement en cours au sein de la Société Française d'Oncologie Pédiatrique basée sur l'évaluation de la réponse à la chimiothérapie initiale. La chimiothérapie ne comporte ni anthracyclines ni alkylants ni procarbazine basée sur le Velbé, la bléomycine et le VP16. Seuls les malades n'ayant pas atteint une réponse ganglionnaire supérieure à 70 % (15 % des malades) reçoivent une chimiothérapie comportant adriamycine et alkylants.

II. Lymphomes non hodgkiniens (LNH)

Contrairement à la maladie de Hodgkin, les LNH de l'enfant diffèrent substantiellement de ceux de l'adulte, par leur histologie quasiment toujours diffuse de haut grade de malignité, et leurs atteintes extranodales, avec extensions médullaires et méningées particulièrement fréquentes.
A- DIAGNOSTIC
Les trois types histopathologiques les plus fréquents sont :
- Les lymphomes lymphoblastiques cytologiquement difficiles à distinguer des LAL ; ils ont en général des caractères immunologiques de cellules T.
- Les lymphomes de type Burkitt à cellules B matures caractérisés par des anomalies chromosomiques spécifiques : translocation 8-14 le plus souvent, ou variantes 2-8 ou 8-22. Les LAL de type Burkitt ont les même caractères cytologiques, immunologiques et cytogénétiques.
- Les lymphomes à grandes cellules qui sont moins fréquents ; la majorité sont B (centroblastiques) mais certains ont des marqueurs T (lymphomes anaplasiques à grandes cellules).
Les formes cliniques les plus courantes sont abdominales (40 %) et médiastinales (30 %). Les formes abdominales sont rarement très localisées, révélées par une symptomatologie clinique de type invagination intestinale aiguë, et accessibles à une chirurgie d'exérèse complète simple. La plupart des tumeurs abdominales ont largement dépassé ce stade lors du diagnostic et sont révélées par des douleurs et une masse palpable. Leur évolution est très rapide et leur tendance extensive importante, intra-abdominale, vers la plèvre, vers les testicules et aussi et surtout la moelle et les méninges. Il faut s'efforcer de faire le diagnostic sans intervention, par prélèvements de liquide d'ascite ou pleural, ou par ponction d'une masse abdominale, d'un ganglion périphérique, ou de moelle, car il est urgent de commencer la chimiothérapie. L'histologie de ces formes abdominales est quasiment toujours de type Burkitt.
Le point de départ des formes médiastinales, habituellement la loge thymique dans le médiastin antérosupérieur, explique la symptomatologie clinique, de la simple toux au véritable syndrome de compression médiastinale, et la radiologie, masse médiastinale antérieure rétrosternale réalisant souvent un aspect de tumeur en cheminée. C'est la ponction d'un éventuel épanchement pleural ou d'un ganglion périphérique, voire l'envahissement médullaire qui permettra le diagnostic. Là aussi, il faut éviter toute thoracotomie, ou alors se limiter à une simple biopsie à l'aiguille ou par médiastinoscopie. L'extension en est également très rapide. L'histopathologie de ces formes est le plus souvent de type lymphoblastique.
Les lymphomes à point de départ O.R.L. (environ 15 %) surviennent essentiellement au niveau de l'anneau de Waldeyer et sont souvent révélés par des adénopathies cervicales. La biopsie de la tumeur ou d'un ganglion permet de préciser le type histologique et immunologique. Les examens tomodensitométriques permettent l'évaluation de l'extension locorégionale.
Tous les territoires ganglionnaires peuvent être le point de départ d'un lymphome (< 10 %). Les tumeurs extralymphoïdes (environ 10 %) empruntent leur symptomatologie au siège de la tumeur (peau et tissus sous-cutanés, rein, orbite, os, extradural).
Tableau 1 - Classification des lymphomes (Murphy)
StadeExtension de la tumeur.
Stade IAtteinte d'un groupe ganglionnaire unique (à l'exclusion du médiastin ou de l'abdomen), ou tumeur unique extralymphatique.
Stade IIPlus d'une tumeur extraganglionnaire et/ou plus d'un territoire ganglionnaire du même côté du diaphragme,
une tumeur localisée du tube digestif avec ou sans atteinte ganglionnaire mésentérique réséquée chirurgicalement.
Stade IIIAtteintes ganglionnaires et/ou extraganglionnaires des 2 côtés du diaphragme, toute tumeur thoracique ou abdominale étendue.
Stade IVAtteintes médullaire et/ou neuroméningée, quelles que soient les autres localisations.
Le lymphome de Burkitt africain est la tumeur la plus fréquente de l'Afrique équatoriale humide de semi-altitude, mais on la trouve aussi dans d'autres régions de conditions climatiques analogues. Les enfants atteints ont tous un taux élevé d'anticorps contre le virus d'Epstein-Barr. Les localisations les plus fréquentes sont maxillaires et abdominales (ovariennes chez les filles). L'aspect histologique, immunologique et cytogénétique est semblable à celui des tumeurs européennes ou nord-américaines de type Burkitt.
Le bilan d'extension préthérapeutique repose sur les examens suivants indispensables : examen clinique, radiographie de thorax et du cavum, échographie abdominale, ponction de moelle osseuse et ponction lombaire. Ces deux derniers examens permettent de savoir s'il existe un envahissement médullaire ou neuroméningé.
On peut ainsi classer le lymphome dans l'un des stades de la classification couramment utilisée, dite de Murphy (tableau 1). Arbitrairement, on ne classe dans les lymphomes que les envahissements médullaires comportant au plus 25 % de cellules tumorales ; au-delà, il s'agit de leucémies.
B- TRAITEMENT
Les indications sont essentiellement fonction du type histo-immunologique et de l'extension. Dans tous les cas, il s'agit d'une polychimiothérapie. La chirurgie d'exérèse n'a pas d'indication sauf dans des formes très localisées en particulier abdominale.
La radiothérapie locale, en dehors de cas exceptionnels n'a plus d'indication.
La "prophylaxie" neuroméningée est une partie importante du traitement. Elle est faite par certaines drogues (méthotrexate et cytarabine) qui sont administrées localement par voie intrarachidienne et par voie générale à haute dose pour passer la barrière hémato-méningée.
a) Lymphomes B (Burkitt-grandes cellules)
Le traitement est une polychimiothérapie intensive de quelques mois faite de cures discontinues de 3-5 jours toutes les 2 à 3 semaines. Les drogues essentielles sont l'endoxan, le méthotrexate à haute dose (>= 3 g/m2), l'aracytine en continu. L'intensité du traitement est adaptée à l'extension de la maladie et actuellement, on distingue 3 groupes de gravité croissante recevant des traitements d'intensité croissante.
Dans les lymphomes de Burkitt, les rechutes sont toujours précoces dans la première année. Aussi, au-delà de ce délai, les enfants sont considérés comme guéris.
En France, grâce aux études multicentriques de la Société Française d'Oncologie Pédiatrique, les taux de guérison sont autour de 90 %, y compris pour les formes étendues dont les taux de guérison étaient encore inférieurs à 30 % il y a 15 ans. Mais il s'agit de traitements ayant une toxicité immédiate importante et ne pouvant être conduits que dans des centres spécialisés.
b) Lymphomes lymphoblastiques
Il s'agit le plus souvent de lymphome T à point de départ médiastinal. Le traitement est proche ou identique de celui des LAL dites à haut risque. Le traitement est donc semi-continu, prolongé (1 à 2 ans). Les taux de guérison sont autour de 75 %.
Le médecin généraliste est fréquemment consulté pour un enfant qui tousse. Il est important de rechercher l' origine de la toux car celle-ci ne constitue pas nécessairement l' objectif du traitement. La cause la plus fréquente d' une toux est probablement une infection virale des voies respiratoires supérieures. Chez les enfants présentant une toux persistante la nuit ou à l' effort, il y a lieu de songer à une affection chronique comme l' asthme ou d' autres affections atopiques, à la mucoviscidose ou à l' inhalation d' un corps étranger. Après une infection des voies respiratoires supérieures, la toux peut persister longtemps si bien qu' une cause sous- jacente est rarement diagnostiquée. La toux est parfois associée à une infection persistante, l' enfant expectore dans ce cas des glaires purulentes; elle peut aussi devenir parfois une simple habitude.
En l' absence d' une cause spécifique, un traitement ne s' avère le plus souvent pas nécessaire. Le fait de rassurer les parents et de leur fournir des informations adéquates est souvent suffisant. Une raison valable de donner quand-même un antitussif à un enfant est la toux sèche gênante ou douloureuse, ou encore lorsque la force de la toux est telle qu' elle perturbe le sommeil.
Un grand nombre de médicaments, qui sont de délivrance libre, sont proposés pour le traitement de la toux; ils contiennent souvent plusieurs composants. Les plus fréquents sont les antihistaminiques (p.e. la chlorphénamine), les antitussifs, les expectorants (p.e. la guaifénésine), les vasoconstricteurs (p.e. l' éphédrine, la phénylpropanolamine).

Etudes cliniques

La plupart des études cliniques concernent des spécialités qui ne sont plus sur le marché. Cependant, nombre de leurs composants se retrouvent, sous diverses associations, dans les préparations utilisées actuellement. Les difficultés rencontrées dans ces études sont la mesure objective des symptômes, principalement chez l' enfant, et la classification des différents types de toux.
Bien que la codéine soit efficace contre la toux chez l' adulte, il n' existe que peu voire pas de preuves d' efficacité chez l' enfant. De plus, les doses pédiatriques ont été extrapolées de celles de l' adulte, sans tenir compte des différences possibles en ce qui concerne le métabolisme ou les effets indésirables propres à l' enfant. Au total, cinq études contrôlées par placebo et deux sans placebo, portant sur l' emploi de médicaments contre la toux chez l' enfant ont été retrouvées. Dans quatre des études contrôlées par placebo, il s' agissait d' associations; une étude portait sur une préparation contenant un seul principe actif à savoir un antihistaminique H1, Dans aucune des études contrôlées par placebo, il n' a été clairement démontré que le médicament était plus efficace que le placebo.

Effets indésirables

Les antitussifs ne sont pas exempts d' effets indésirables et le risque d' intoxication est réel. Les données relatives à 430 enfants victimes d' une intoxication aiguë à la codéine ont été rassemblées (234 enfants avaient pris plus de 5 mg/kg de poids). Huit de ceux-ci ont présenté une dépression respiratoire ayant nécessité une intubation et une ventilation mécanique. Les autres présentaient au moins un des symptômes suivants: somnolence, ataxie, myosis, vomissements, éruption cutanée, oedème ou démangeaisons. Les enfants qui ont pris plus de 2 mg/kg de codéine doivent être suivis de près. La codéine peut également causer de l' hyperactivité et de la constipation.
D' autres effets indésirables importants rapportés avec des médicaments contre la toux et le refroidissement banal sont notamment des hallucinations visuelles avec la pseudo-éphédrine et la triprolidine, de la dystonie avec une préparation à base de dextrométhorphane et de phénylpropanolamine, des troubles du comportement tels agitation et hyperactivité avec une préparation à base de phénylpropanolamine et de chlorphénamine. Toutes ces réactions ont été constatées à la posologie recommandée. Le dextrométhorphane peut en outre être à l' origine d' un comportement hyperactif et de somnolence, et en cas de surdosage mener à une dépression respiratoire.

Conclusion

Il faut toujours s' efforcer de rechercher la cause de la toux chez l' enfant. Celle-ci est généralement due à une infection virale des voies respiratoires supérieures, et un antitussif ne s' avère pas nécessaire dans la plupart des cas. Il n' est pas clairement établi que l' une ou l' autre spécialité soit plus efficace qu' un placebo chez l' enfant. Les préparations contenant plusieurs substances en association fixe n' ont certainement aucune place dans cette indication.
D' après
Les vers intestinaux sont des petits parasites qui se logent autour de l'anus ou dans les selles. Ils se propagent facilement chez les jeunes enfants, qui portent souvent leur main à la bouche. Dans la majorité des cas, la transmission se fait par la nourriture, l'eau ou la terre. Une fois à l'intérieur du corps, les vers intestinaux peuvent vivre dans de nombreux organes comme le foie, le cerveau et l'intestin. Il en existe plusieurs sortes :
  • Les oxyures
Les oxyures sont responsables de la maladie parasitaire la plus fréquente dans les milieux tempérés : l’oxyurose. Il s’agit de petit vers ressemblant à de petits filaments blancs. Ils mesurent moins d'un centimètre et se trouvent dans la terre. Les enfants sont donc infectés quand ils jouent dans la terre et portent leurs mains à la bouche. Sachez que les œufs se logent sous les ongles. Il suffit qu’une personne porteuse mette ses doigts sur des aliments partagés pour que le processus de contamination débute. Les vers intestinaux migrent dans l'intestin, les femelles pondent des œufs. Vous retrouverez ces derniers dans les sous-vêtements, la literie et même sur le sol. Vous pouvez aussi les voir à l'œil nu s'agiter autour de l'anus ou dans les selles de votre bébé.
  • Les ascaris
Ils sont à l’origine de l’ascaridiase ou ascaridiose. Ce type de ver rosé ressemble au lombric, et mesure parfois plus de 10 centimètres ! Il s’implante dans l’intestin. Après avoir éclos dans le tube digestif, les vers gagnent le foie, les poumons puis l’intestin grêle où ils deviennent adultes. Les femelles pondent des œufs rejetés dans les selles. Il peut être décelé grâce à une prise du sang ou une analyse des selles. Mais vous pouvez éventuellement le découvrir dans son pyjama, son slip ou encore dans ses selles. Les ascaris proviennent de l'eau souillée, des fruits et légumes mal lavés.
  • Le taenia
C'est le fameux ver solitaire, responsable de la taeniase ! Ce parasite se fixe dans l'intestin des porcs et des bœufs grâce à ses crochets. Certains types de taenia sont aussi transmis par l’ingestion de poissons d’eau douce ou par l’ingestion d’insectes. Leur taille varie de quelques millimètres à plusieurs mètres de long. Ils sont composés d'une succession d'anneaux qui renferment des œufs très résistants. Attention si vous découvrez sa trace dans les selles ou le pyjama de votre enfant : il ne s'agit probablement que d'un petit morceau du ver en question (l'un de ses anneaux par exemple), qui repoussera de plus belle.
L’oxyurose est la maladie la plus fréquemment responsable de vers intestinaux chez l’enfant.
Les autres coupables sont le plus souvent des pathologies tropicales, peu rencontrées dans nos régions, ou alors il s'agit d'atteintes qui sont beaucoup moins spécifiques des enfants.
L’oxyurose est très courante dans les pays tempérés et chez les enfants (de 70 à 80 % d’entre eux en sont victimes). Il s’agit d’une parasitose, c’est-à-dire une maladie due à un parasite, Enterobius vermicularis.

Causes

Les vers intestinaux chez les enfants sont causés par un parasite, en l’occurrenceEnterobius vermicularis ou oxyure, à réservoir strictement humain.
Les vers sont petits, blancs et ronds. Après leur ingestion par l'enfant, les œufs éclosent dans l’estomac. La larve se transforme rapidement en ver adulte et migre un peu plus bas, dans l’intestin. Mâle et femelle s’accouplent alors. Puis la femelle descend jusqu’à l’anus où elle pond jusqu’à 10 000 œufs en moins d’une demi-heure avant de mourir et d’être éliminée.

La contamination commence par l'enfant

L’enfant s’auto-infeste en mettant ses doigts à la bouche ou en les léchant. Il peut contaminer également son entourage lors de contacts avec la main. La transmission de la maladie se fait par voie buccale par ingestion d’œufs par l’intermédiaire de doigts souillés, d’objets, de jouets, de tapis, de linge de toilette, de draps…
L’oxyurose se retrouve essentiellement dans certains groupes de personnes (familles, crèches, écoles, internats, hôpitaux, institutions pour enfants handicapés…). Le fait de sucer son pouceest un facteur de risque important.

Symptômes

Lorsque l’infestation par les vers est minime, l’oxyurose peut être asymptomatique (sans symptôme). En revanche, en cas de contamination massive, des manifestations sont présentes.

Les manifestations chez le garçon, la fillette et la femme

La plus caractéristique est le prurit anal nocturne, c’est-à-dire des démangeaisons au niveau de l’anus survenant la nuit. Le grattage entraîne des lésions, parfois des hémorragies et une surinfection. D’autres signes sont possibles, mais moins spécifiques : douleurs abdominales, diarrhée, nausées, vomissements.
Chez la fillette, le passage des vers (oxyures) au niveau de la vulve peut provoquer des démangeaisons et une inflammation (vulvovaginite). De même, il peut être responsable d’infections urinaires récidivantes.
Chez la femme, des pertes vaginales (leucorrhées) peuvent apparaître, parfois une vaginite ou même une salpingite (inflammation des trompes utérines).

Des symptômes inhabituels chez l'enfant

Quelques manifestations inhabituelles de l’enfant peuvent alarmer :
- agitation ;
- cauchemars ;
énurésie dite secondaire (fait d’uriner sur soi alors que la propreté était acquise depuis un certain temps) ;
- irritabilité ;
- onychophagie (se ronger les ongles) ;
- parfois convulsions.
Il existe souvent un retentissement dans le milieu familial et scolaire.
Dans de très rares cas, d’autres organes (foie, ovaire…) sont atteints.

Conseils de prévention

Des mesures préventives permettent de limiter la transmission de l’oxyurose. Elles doivent être appliquées par les sujets atteints et leur entourage :
- changer la literie et le linge (serviettes de toilette, de table, pyjama, sous-vêtements…) le jour du traitement ;
- se couper les ongles le plus court possible ;
- se laver les mains avec brossage des ongles, après chaque selle, et avant chaque repas ;
- mettre un pyjama fermé pour éviter le contact direct des doigts sur l’anus lors du grattage nocturne ;
- nettoyer les objets personnels et partagés comme les crayons, les jouets, les gommes…
- laver les sols de chambre, les tables d’école (en cas de contamination scolaire).

Analyses - Examens

Le diagnostic d'oxyurose est souvent fait par le sujet lui-même ou sa maman, qui découvre de petits vers blancs dans les sous-vêtements, autour de l’anus, ou encore dans les selles, à ne pas confondre avec d’autres éléments parasitaires (anneau de ténia, myase…) ou des aliments (céleri).
La mise en évidence des œufs se fait grâce au scotch-test anal. Cet examen doit être pratiqué le matin, au réveil, avant la toilette, en appliquant un morceau de scotch transparent sur l’anus pendant quelques secondes (en déplissant si possible les plis de l’anus) : il s'agit de recueillir des œufs de parasites, qui seront ensuite examinés au microscope dans un laboratoire.

Traitements

Le traitement de l'oxyurose repose sur des médicaments antiparasitaires : flubendazole (Fluvermal®), albendazole (Zentel®)…
Le médicament choisi est prescrit pendant généralement un jour, plus rarement deux ou trois. La dose est à renouveler une fois vingt jours plus tard. Si la famille est atteinte, elle doit recevoir le traitement le même jour.
Pour une efficacité optimale, des mesures d’hygiène et de prévention doivent être impérativement respectées.

Phytothérapie

En cas de vers intestinaux, la phytothérapie peut être utile en complément d'une prise en charge adaptée.
En infusion : 30 g semen contra (semences), 30 g de thym (feuille), 30 g de santoline (plante), 30 g d'absinthe (feuilles), 30 g de séné (follicules), 30 g d'armoise (plante), 20 g de réglisse. Mettre 3 cuillerées à soupe du mélange dans 1 litre d'eau bouillante. Laisser bouillir 3 minutes. Filtrer. Boire 3 tasses en 24 heures. Renouveler pendant 3 jours.

Naturopathie

Pour éliminer les vers des intestins :
- manger de l'ail car il est antioxures. 1 gousse chaque jour (mâcher des grains de café ensuite pour réduire la mauvaise halene) ;
- consommer de grandes quantités de graines de courge car elle sont vermifuges.
Dans tous les cas, ces deux aliments permettent d'éviter les vers lors de terrain vermineux.
La période de l’année où les otites sont plus fréquentes est, sans contredit, d’octobre à avril. Durant cette période, l’utilisation d’un humidificateur dans la chambre de l’enfant est donc souhaitable pour maintenir un taux d’humidité d’environ 40 %. Il vaut mieux éviter de fumer dans la maison et en présence de l’enfant. Il est également préférable de ne pas donner le biberon à un enfant en position horizontale. Il faut alors relever la tête du nourrisson. L’allaitement permet d’avoir une position optimale. Enfin, l’utilisation de la suce sur une longue période est à proscrire, car l’effet de succion pousse le liquide de la gorge vers l’oreille moyenne et peut ainsi augmenter les risques d’infections.

Bien que généralement sans conséquence à long terme, les complications possibles d’otites à répétition sont des troubles de traitement auditif central souvent à l’origine de difficultés scolaires. Parfois, une perforation tympanique demeure et une chirurgie est nécessaire pour la refermer. Dans de très rares cas, l’otite chronique mal soignée mènera à la formation d’un cholestéatome ou d’une tympanosclérose. - See more at: http://lobe.ca/audition-langage-et-parole/laudition-des-enfants-audition-langage-et-parole/la-sante-auditive-des-enfants/les-otites-chez-l%E2%80%99enfant/#sthash.XagX1vNp.dpuf